Les traitements naturels pour le jardin

À découvrir d'urgence !

Rédaction Atmosvert

Si vous êtes adepte de la permaculture, ou plus simplement attentif à votre environnement, vous êtes déjà certainement convaincu des effets néfastes des engrais et traitements chimiques sur la faune et la flore, mais également sur la santé humaine.

Il existe pourtant des alternatives respectueuses de la nature et de l’homme.

Purins, décoctions, huiles essentielles, élevage de volailles ou d’autres techniques plus surprenantes constituent autant de traitements naturels pour votre jardin. Découvrez-les sans tarder !


Les traitements naturels à base de plantes


Certaines plantes possèdent de formidables propriétés en termes de prévention et de soins au jardin. Elles peuvent même en faire déjà bénéficier leurs voisines au sein de guildes végétales, dans lesquelles elles s’entraident naturellement.


On distingue plusieurs types de préparations permettant d’en extraire les principes actifs. En plus de leurs propriétés insectifuges, insecticides, antifongiques et autres, ces préparations, si elle sont bien dosées, préservent aussi la vie du sol, et renforcent les défenses immunitaires des plantes. De plus, elles sont très simples à préparer !

Les purins

Un purin est une préparation à base de plantes fermentées dans l’eau. Il présente l’avantage de pouvoir se conserver longtemps, à condition d’être stocké dans de bonnes conditions : à l’abri de la chaleur et de la lumière, dans un récipient fermé non-métallique type bidon en plastique (l’oxydation détruit les molécules actives).


Le plus connu est sans doute le purin d’ortie, qui constitue à la fois un engrais azoté, un fongicide et un insectifuge puissant. 

La durée de la fermentation varie selon la plante, de quelques jours à un mois. 

Vous découvrirez toutes nos recettes dans notre article consacré à ce sujet.


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Les macérations

Il s’agit de préparations à froid, comme les purins, mais sans fermentation. 

Elles s’utilisent en prévention de certaines maladies ou d’attaques de ravageurs et favorisent la croissance des plantes.

Comment faire ?

  • Hachez 1 kg de plantes pour 10 l d’eau.

  • Laissez reposer de 2 jours à une semaine, sans fermentation.

  • Filtrez et stockez dans un bidon, au maximum quelques semaines. N’en préparez donc que la quantité nécessaire.

Par exemple, une macération d’ail ou de sureau aura des propriétés insecticides et fongicides. 

Diluez à 1/20 et pulvérisez les parties aériennes de la plante, le soir de préférence.

Les décoctions

Les décoctions s’emploient surtout pour extraire les principes actifs des végétaux ligneux ou des racines.

  • Hachez 1 kg de plantes pour 10 l d’eau. 

  • Faire bouillir quelques minutes, puis laissez refroidir à couvert.

  • Filtrez et stockez dans un bidon. 

Attention ! Les décoctions sont à utiliser dans les 48 h.

Une décoction de consoude est efficace contre les aleurodes et les pucerons : à pulvériser diluée à 1/5.

L’absinthe s’occupera quant à elle des fourmis, des pucerons et des limaces.

L’ail et la prêle font de puissantes décoctions antifongiques, et constituent des traitements curatifs des maladies cryptogamiques.

Les infusions de plantes

Les infusions concernent principalement les feuilles et les fleurs des plantes. Il s’agit, comme de la décoction, d’un traitement à chaud.

  • Comptez 100 g de plantes hachées pour 1 l d’eau (1 kg pour 10 l).

  • Portez à ébullition.

  • Couvrez et laissez infuser pendant 12 h, à couvert.

  • Filtrez et stockez.

À utiliser en pulvérisation, diluée à 1/10.

Mélisse, sauge et menthe poivrée s’utilisent en infusion pour lutter contre les pucerons et les aleurodes

Le raifort combat la moniliose des arbres fruitiers.

La valériane protège les plantes des gelées précoces ou tardives.

Les huiles essentielles

Moins connues dans leurs utilisations au jardin que les purins et autres préparations, les huiles essentielles offrent pourtant des résultats de plus en plus remarqués. Très concentrées en principes actifs, elles sont utilisées davantage en traitements curatifs. Utilisées avec précaution, elles sont rapidement biodégradables.

Les huiles essentielles ne sont pas hydrosolubles. Avant de les diluer dans l’eau, il vous faut donc les intégrer au préalable dans un corps composé d’huile végétale et de liquide vaisselle bio ou de savon noir. Comptez 20 à 25 gouttes d’huiles essentielles pour 1 litre d’eau. 

Voici les huiles essentielles (HE) les plus utilisées.

  • Les huiles essentielles insectifuges :

HE d’ail, de clou de girofle, ou de genévrier pour le carpocapse.

  • Les huiles essentielles insecticides :

HE d’ail contre les pucerons, les fourmis, les chenilles et les insectes xylophages.

HE de géranium rosat contre les aleurodes, les pucerons et les cochenilles.

HE de pamplemoussier contre les doryphores.

  • Les huiles essentielles fongicides :

HE d’ail - encore elle ! - lutte contre l'oïdium.

HE d’origan agit contre la moniliose, le mildiou, la fumagine ou encore la tavelure.

HE de tanaisie combat les rouilles.

HE de sarriette est employée contre la cloque du pêcher.


Les poules et autres volailles pour prévenir les attaques des insectes nuisibles


Élever des poules, ou d’autres volailles, permet de gagner en autonomie alimentaire grâce à leur productions d’œufs et, éventuellement, de la consommation de leur chair.


Mais elles ont également une grande utilité au jardin, grâce à leur régime alimentaire. En effet, elles peuvent prévenir des invasions de certains insectes nuisibles comme les carpocapses, les mouches de la pomme ou encore les charançons du prunier, en se régalant de ceux hibernant dans la terre durant l’hiver, ou ceux qui infestent les fruits tombés au sol au moment des récoltes. De précieuses alliées au verger et dans un jardin forêt !


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Les autres traitements naturels

Le savon noir

Le savon noir est très efficace contre les pucerons, maison aussi les aleurodes, les psylles et autres thrips.

Diluez une cuillère dans de l’eau chaude puis laissez refroidir, avant de pulvériser les parties aériennes de la plantes, le soir de préférence.

Le marc de café

Le marc de café constitue un engrais de premier choix, riche en azote et sels minéraux. Il agit également comme répulsif contre les fourmis et les nématodes.

L’argile

L’argile présente des propriétés antiseptiques, bactéricides et fongicides. La plus simple à utiliser est l’argile blanche, ou kaolin.

Badigeonnée sur les troncs, à raison de 50 g/litre d’eau, elle protège les arbres et arbustes de maladies et asphyxie les larves.


Le bicarbonate de soude

Connu pour ses utilisations domestiques, le bicarbonate de soude se révèle également très utile au jardin, grâce à ses propriétés herbicides, fongicides et insecticides.


Ainsi, 1 cuillère à café diluée dans 1 litre d’eau, additionné d’une cuillère à café de savon noir, fera merveille en prévention du mildiou. Pulvérisez cette préparation une fois par semaine sur l’ensemble de la plante.

De petits tas enterrés dans le sol auront également pour effet de réduire son acidité. Prenez garde au surdosage cependant, qui pourrait alors avoir des effets néfastes, en provoquant notamment des carences.

Le lait de vache

Saviez-vous que le lait de vache possédait des propriétés fongicides

Il se révèle ainsi très efficace contre l'oïdium, pulvérisé tous les 10 jours, à raison d’un volume de lait pour 1 à 10 volumes d’eau.


Pour une utilisation professionnelle, à plus grande échelle, le lactosérum révèle toutes ses qualités. Solution économique et écologique, il s’agit en fait des résidus engendrés par la transformation du lait. Nous abordons ce point plus en détails et bien d’autres dans notre formation sur l’ultime système agroécologique que représente la création d'un jardin forêt.



Vous connaissez désormais les principaux traitements naturels permettant de soigner votre jardin et vos plantes. N’oubliez pas que la prévention passe avant tout par des végétaux forts, sains, et un sol fertile. Votre système sera ainsi plus résilient et résistant aux différentes maladies et attaques !