Comment cultiver des champignons en permaculture tropicale ?

RETOUR SUR LES STAGES DE CULTURE DE CHAMPIGNONS COMESTIBLES EN MARTINIQUE.🌴

W. Keirse
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Tout a commencé avec la belle rencontre humaine de Laura, Jean Pierre et Tawfiq, habitants martiniquais. Tawfiq est un personnage merveilleux et généreux, il a entrepris de planter 100 000 arbres gracieusement sur l’île, et il a d’ailleurs monté une pépinière gratuite pour donner et faire planter des fruitiers partout sur l’île et surtout dans les écoles, sur les bordures de route etc !

Nous avons échangé longuement sur nos passions végétales ! C’est ainsi qu’a émergé l’idée d’offrir une session intensive de transmission sur les champignons sur la belle île dans les ‘West Indies’ ou la résilience nourricière est un véritable enjeu.

Nous avons donc accueilli 45 personnes sur trois sessions, mélangeant artisans, producteurs, curieux et amoureux de la nature, dans un lieu extraordinaire entouré de sourires lumineux et de l’enthousiasme naturel antillais !

Le stage a abordé les 3 grands groupes de champignons, puis s’est concentré sur ce qu’on appelle les saprophytes, catégorie de champignons qui décomposent des matériaux morts comme les pleurotes, auriculaires, shiitakes etc… 

La question si on pouvait cultiver des cèpes et des champignons de Paris en Martinique revenait souvent mais malheureusement les cèpes sont en symbiose avec nos chênes et châtaigniers en fructifiant à 18 degrés.

En Martinique, les gens meurent de froid à 18 degrés !

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Nous avions amené du blanc de champignon à transmettre, résultat de l’étape où les spores positives et négatives se trouvent pour créer du mycélium primaire.
Cette culture-mère est une technique délicate réalisée sous un milieu stérile, où l’on va chercher la tête hyphale dans un champignon frais. Quelque chose pour les amoureux de labo et de finesse !
Aussi nous avons parlé théorie mais les souches de mycélium nous ont permis de passer directement à la pratique ! 

La deuxième phase est donc l’incubation d’un mycélium secondaire vivant dans un bocal en verre. Nous avons utilisé de la bagasse bio (résidu de la canne à sucre dont on a extrait le jus) de la distillerie Neisson, avec nos remerciements à Julie !!! 

Une fois que notre substrat dans le bocal est incubé par le mycélium sans contamination, nous pouvons procéder à la stérilisation des sacs de culture d’environ 6litres. Jusqu’à 35kg de récoltes de champignons par sac est envisageable !!!

Les rencontres étaient magnifiques avec des liens à cultiver pour un futur d’abondance sur les Antilles.

Tawfiq nous a ouvert les portes de son lieu et grâce à la présence d’Océane, Alice, Alex et Loïc, compagnons Woofer, nous avons pu proposer des outils pour la mise en place d’une culture de champignons.

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Personnellement je me suis énormément rechargé en me sentant utile et actionneur dans un mouvement débutant vers un droit de base de l’être humain : la nourriture saine, produite en économie circulaire.
Merci à tous les participants et hôtes pour cette belle aventure qui se répètera au mois de juin certainement ! à Suivre !