6 Conseils indispensables pour réussir son jardin forêt malgré le réchauffement climatique.

Comment anticiper et prendre action ?!

KEIRSE

Aujourd'hui nous sommes tous confrontés à appliquer une grande flexibilité afin de continuer de récolter dans un climat en plein changement !

J’ai fait des erreurs de perception dans mes conceptions à la ferme et Je partage avec vous les 6 stratégies indispensables afin d'anticiper sur des chocs thermiques et hydriques importants :


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1) Optimisez vos choix pour une efficacité maximale


Choisissez des aliments qui, une fois le travail initial terminé, poussent avec le minimum d'entretien. 

Un exemple serait de planter des cultures pérennes à faible entretien comme les asperges, l'houblon, l'oseille épinard, la chenopode bon henri, l'arroche de mer, le sarrasin vivace, le chou de Daubenton, etc ... Attention certains préfèrent être à l’ombre plutôt qu’au soleil durant l’été.

 

2) Maximisez votre espace avec des cultures à haut rendement.


Si vous songez à cultiver votre propre nourriture, à exploiter votre ferme de façon autonome et à faire du jardinage de survie, vous voulez tirer le meilleur parti possible de votre espace.  

Personnellement j'ai un grand faible pour les tubercules à haut rendement et les herbacées à feuilles qui peuvent résister 3 mois sans eau. Les meilleurs exemples seraient le topinambour, le yacon, le yam, l'occa du Pérou et la glycine tubéreuse.

En feuilles ça serait le cerfeuil musqué, une fois l'ombre installé dans la forêt, le sarrasin vivace, la roquette vivace, les menthes, la petite pimprenelle et le raifort. Sachez également que les tilleuls garantissent d'excellentes salades toute la saison estivale !

Consultez notre article sur les salades insolites ICI.


3) Plantez pour des conditions météorologiques extrêmes et imprévisibles


Assurez-vous qu'au moins une partie de ce que vous plantez est résistant au froid et peut survivre aux gelées tardives.

Assurez-vous que certaines de vos cultures sont tolérantes à la sécheresse et que d'autres peuvent supporter beaucoup de pluie et un sol humide.

La diversité est la clé d'un jardin résilient, pour mieux amortir le changement climatique et gérer sa sécurité alimentaire.

J’ai absolument dû apprendre à observer et accepter mes erreurs. Ce n’est pas de vôtre faute s'il y a un échec ! 

Le vivant émet des signaux constamment. On sera obligé de s'adapter et d'anticiper.


4) Investissez dans des plantes ligneuses jeunes 


Achetez un grand arbre  est voué à l'echec ! votre fruitier de jardinerie cultivé pendant 6 ans dans un conteneur restreint, avec beaucoup d'amendement et à la goutte à goutte, il ne survivra pas aux sècheresses !

Le choc hydrique pour cet arbre trop gâté est trop fort, son système racinaire est réduit, il n'aura pas tendance à descendre, tout comme la masse de branches et de feuilles qui pèse trop lourd pour la motte en bas et à chaque coup de vent, l'arbre bouge et les jeunes racines déchirent. 

Il est impératif d'acheter de jeunes arbres !  En seulement 3 ans ils rattraperont l'ampleur des grands haute tige avec une vigueur incomparable, des premières récoltes et des racines latérales pivotantes qui descendent. Et en plus, vous allez les payer beaucoup moins cher !


5) Combinez de multiples étages


Les strates végétales sont l'un des nombreux outils utilisés pour concevoir et mettre en œuvre des écosystèmes fonctionnels durables qui sont durables ultra-performants ! Les écosystèmes matures ont un grand nombre de relations entre leurs composantes : arbres, sous-bois, couverture végétale, sol, champignons, insectes et animaux. Parce que le végétal pousse à des hauteurs et profondeurs différentes, il est extrêmement facile de créer une communauté de vie diversifiée dans un espace restreint. Pensez à plantez dans toutes les strates !! Interdépendantes et symbiotiques elles vont créer un maximum de niches écologiques dans la verticalité et tendre vers le summum de l’abondance naturelle, la forêt !

Je vous donne un exemple : un Micoucoulier de Provence fourni d'une glycine tubéreuse donne de l'ombre au pommier qui est l'espalier pour une vigne dont le pied a été combiné avec des consoudes, topinambours et tanaisies qui sont entourés de fraisiers


6) Plantez des fruitiers greffés sur des souches sauvages et vigoureux.


Trop souvent les portes greffes utilisés en pépinières industrielles sont nanifiés et sélectionnés. Certes avec des avantages et ... des désavantages.

Prenons l'exemple d'un pommier : Un pommier sur M27 restera petit, il donnera des fruits certes après 2 ans mais pendant une quinzaine d'année seulement et se dégradera après jusqu'à mourrir. 

Alors qu'un pommier greffé sur franc ou pommier sauvage, atteindra 8 à 9 mètres, donnera des fruits entre 3 à 5 ans pendant au moins 75 ans. Une taille forte après et c'est reparti pour à nouveau 75 ans et ainsi de suite ... jusqu'à atteindre 250 ans !


Accepter la forêt et planter pour nos enfants et l'avenir sont les clés pour créer des vrais oasis !


J'aimerais bien lire vos commentaires ci dessous et à très bientôt !